Présentation de Beer Sheva Beer Sheva ou Be'er Sheva (en hébreu : בְּאֶר שֶׁבַע - puits des sept ; arabe: بِئْرْ اَلْسَبْعْ Bi'r as-Sab' ; Bersabée dans la plupart des traductions françaises de la Bible hébraïque) est une ville d'Israël. En 2006, Beer Sheva compte une population de 185 800 habitants (contre 111 000 en 1985), ce qui en fait la plus grande ville du Néguev et la sixième plus grande ville israélienne. C'est le centre administratif pour le sud d'Israël.
Capitale du Neguev, vieille ville, université, gare ferroviaire turque, souk bédouin sont autant de pièces formant la mosaïque de cultures qu’offre Beer Sheva, cité dynamique et fière vous diront ses habitants. Située au carrefour de grandes voies de circulation, son potentiel fut découvert pour la première fois par le patriarche Abraham qui l’atteignit il y a 3700 ans. Il y creusa un puits pour donner à boire à son troupeau, y conclut une alliance et jura fidélité à Abimelech, le roi de Gherar mentionné dans la Bible. De là son nom (en hébreu shva signifie « serment ») comme l’indique Genèse XXI, 31. Pour sceller la propriété de ce puits, Abraham planta à proximité immédiate un tamaris. Les descendants d’Abraham, Isaac et Jacob, firent étape à ce point d’eau qui devint le berceau du monothéisme. Beer Sheva est située au carrefour de deux grandes voies de trafic international dans l’Antiquité : la « Voie royale » à l’est et la « Via Maris » (voie maritime) à l’ouest. La cité est évoquée par la Bible comme étape caravanière, poste-frontière et foyer de culte. Le tell qui s’élève à cinq kilomètres à l’Est de la ville est généralement identifié à la Beer Sheva biblique. Là se trouvent les vestiges archéologiques de la cité biblique, notamment une muraille datant de la période du royaume d’Israël. Ces vestiges ont valu à ce site la distinction de Patrimoine mondial de l’humanité attribué par l’Unesco en 2005. A la période romaine, la localité s’étendit sur le territoire de l’agglomération actuelle et était située au centre du limes palaestinae qui s’étendait de Rafah à la mer Morte et était ponctué de forteresses. Quand l’empire romain devint chrétien, Beer Sheva fut le siège d’un évêché et plusieurs églises y furent érigées. Quelques siècles plus tard, les Croisés y élevèrent une forteresse dont la destruction signa le déclin de la ville pendant plusieurs siècles. La ville moderne de Beer Sheva fut la seule ville de Palestine fondée au début du XXe siècle par les Ottomans. Les ruines d’édifices érigés par les Ottomans et après eux par les Britanniques se trouvent dans la vieille ville : maison du gouverneur datant de 1906 (transformée en Musée d’art), la première mosquée datant de la même année, la gare ferroviaire turque construite pendant la Première Guerre mondiale, le château d’eau qui servait à l’alimentation des locomotives à vapeur, le sérail (centre administratif) occupé de nos jours par la police, le jardin public et d’autres édifices qui racontent l’histoire attachante de l’agglomération turque. La ville juive fondée en 1949 devint la capitale du Neguev. On y trouve des musées, un zoo, des sites historiques, l’une des principales universités d’Israël, ainsi qu’un célèbre souk bédouin qui depuis 1905 attire tous les jeudis des Bédouins venus vendre leurs produits - cuivres, verroterie, bijoux, nattes, tapis de laine, coussins, etc. On trouve aussi dans ce bazar pittoresque des étals de vêtements et de chaussures. Autre site intéressant : le centre des arts éthiopiens où des immigrantes éthiopiennes pérennisent les traditions artisanales de leurs villages d’origine dans leurs poteries, leurs broderies, leurs sculptures et leur vannerie. |