Sortir à Jérusalem


La ville de Jérusalem est un véritable creuset de peuples, de croyances , de fois , de cultures et de traditions différentes , et si l’on vient à parler de cuisine, on peut dire que la culture gastronomique de la ville peut satisfaire les goûts les plus divers.

Notre sélection de restaurants à Jérusalem avec notre partenaire Le Petit Fûté

Chakra

Une table chic même au niveau des prix, ça se teste et ça s’apprécie ! Dans un décor cosy un brin bobo, on pioche dans une carte qui change régulièrement avec quelques incontournables comme les fruits de mer, les antipasti et de nombreuses spécialités à base d’agneau. La cuisine fait la part belle aux poissons qui sont cuisinés de différentes façons : frits, à la plancha, en papillote ; côté viande, l’agneau façon kebab accompagné d’aubergine à la tahina et le médaillon de boeuf sauce vin rouge et crème au poivre sont tous deux impeccables. On s’attendait à un peu d’audace côté vin, mais, vu les prix, c’est déjà très bien, d’autant que la mousse au chocolat belge est un pur délice !

Gabriel

Le grand frère de Gabriella joue sur le terrain de la gastronomie avec une carte d’influence française qui se targue d’un vrai chateaubriand et d’un excellent tournedo rossini ! Il n’y a rien à dire, l’établissement tient les promesses de son rang : le ballet des serveurs est parfaitement synchronisé dans un lieu charmant, les produits sont de qualité, la carte des vins tutoie les grandes appellations et la cuisine est délicieuse. La spécialité répond au nom de Wellington, un filet de boeuf tendre de 250 g, accompagné de 60 g de foie gras fourré aux champignons.

Cavalier

Ce bistrot se veut de tradition française et ça se voit ! Etablissement haut de gamme de belle tenue, situé dans un bâtiment historique, qui vous servira une cuisine française et méditerranéenne raffinée (belles propositions de poissons) et mâtinée de menus spéciaux dont la composition change tous les jours. Il y a une belle carte des vins, ainsi qu’un bar. L’ambiance est douce, idéale pour un dîner au calme.

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Église du Saint Sepulcre

Enfoui dans un dédale de ruelles animées et de constructions, on découvre le Saint-Sépulcre presque par hasard. Principal Lieu saint du christianisme, l’église du Saint-Sépulcre est le centre du quartier chrétien. Cette église a été élevée sur le site présumé du tombeau du Christ et sur celui, voisin, de sa crucifixion, le Calvaire, ou Golgotha. Jadis, cet endroit se trouvait hors des murs de la ville et servait de lieu pour les exécutions. On l’appelait le Golgotha (de l’araméen gulgoleth), qui veut dire ” la colline du crâne “, d’une part parce que sa forme arrondie ressemblait à un crâne, et d’autre part parce que la légende situait là l’emplacement où était enterré le crâne d’Adam. La construction de la première basilique du Saint-Sépulcre commença en 326, sur ordre de l’empereur Constantin. Elle fut érigée à l’endroit d’un temple et d’un sanctuaire romains du IIe siècle qui, selon la tradition locale, se dressaient sur le lieu même où Jésus avait été crucifié et enterré. Lorsque les édifices romains furent démolis, plusieurs tombes taillées dans le roc furent découvertes. Il ne reste aujourd’hui pas grand-chose de l’édifice byzantin d’origine qui fut incendié et pillé par les Perses en 614, partiellement rebâti, endommagé par un tremblement de terre en 808 et démoli à nouveau, en 1009, sur ordre du calife fatimide el-Hakem. Une partie fut reconstruite par l’empereur byzantin Constantin Monomaque en 1048, mais, pour l’essentiel, le bâtiment actuel est le résultat d’une reconstruction par les croisés au XIIe siècle ainsi que de rénovations ultérieures. Avec ses ajouts successifs, ses cryptes et ses étages l’église est un vrai labirynthe. L’attraction principale est la dalle de pierre en calcaire rose, illuminée par huit lampes suspendues symbolisant les différentes confessions chrétiennes. Il s’agit de la Pierre de l’Onction où, selon les grecs orthodoxes, le corps du Christ serait descendu de la croix. Selon les catholiques romains c’est ici qu’il aurait été oint avant d’être mis au tombeau. Autour de la dalle on trouve toujours une foule de pélérins qui versent de l’huile dessus et humectent un linge en souvenir. Le Saint-Sépulcre comprend les cinq dernières stations du chemin de la Croix (Via Dolorosa). En entrant dans la basilique, l’escalier sur votre droite vous mènera dans une chapelle divisée en deux nefs. La chapelle de gauche appartient aux grecs orthodoxes, celle de droite au franciscains. A l’entrée de cette dernière se trouve la dixième station de la Via Dolorosa où Jésus aurait été dépouillé de ses vêtements. A l’intérieur de la même chapelle vous verrez la XIe station, l’endroit où Jésus aurait été cloué sur la Croix. La XIIe station se situe dans la chapelle grecque orthodoxe et marque le trépas de Jésus sur la croix. Le tremblement de terre qui alors eut lieu aurait provoqué la fissure que l’on voit sur le mur. Entre les stations XI et XII se trouve la station XIII où le corps de Jésus aurait été descendu de la croix et remis à Marie. En descendant l’escalier derrière la chapelle grecque orthodoxe vous arriverez au rez-de-chaussé. Au centre de la rotonde se trouve le Saint-Sépulcre qui conserve le tombeau de Jésus. Le petit édifice est composé de deux pièces. La première est la chapelle de l’Ange au centre de laquelle est conservé un fragment du rocher sur lequel se serait assis l’ange quand les femmes se rendirent au tombeau déjà vide, après la résurrection du Christ. La deuxième pièce est la chambre mortuaire proprement dite, qui est aussi la dernière station du chemin de Croix. Au-dessus du tombeau, 43 lampes en argent ont été suspendues. 13 appartiennent aux Latins, 13 aux Grecs, 13 aux Arméniens, alors que les Coptes n’en ont que quatre. Le Saint-Sépulcre est partagé entre six communautés chrétiennes : catholiques romains, grecs orthodoxes, arméniens, coptes, éthiopiens, syriens. Les musulmans, pour qui Jésus est un prophète, sont aussi représentés. Et comme les chrétiens se crêpent le chignon, les clefs sont confiées, depuis le XIXe siècle, à une famille palestinienne musulmane ! Vu la foule de pèlerins qui s’y trouvent en permanence, le lieu a malheureusement un côté industriel et, à certains endroits, il est même difficile de se frayer un passage.

The Citadel & Tower of David Museum

La citadelle est depuis l’Antiquité un point de repère à Jérusalem. Elle est située à l’angle ouest de la vieille ville, à quelques mètres de la porte de Jaffa. Elle abrite aujourd’hui le musée de la Tour de David, dont les expositions retracent 5 000 ans de l’histoire de la ville. Un ensemble de fortifications érigées ici sur ce site pendant plus de vingt siècles protégeait l’accès à l’ouest et surplombait toute la ville.
Le premier à bâtir des remparts dans cette partie de la ville fut Ezéchias, roi de Juda, à la fin du VIIIe siècle av. J.-C. La muraille fut endommagée au VIe siècle av. J.-C., au moment de la conquête de la ville par les Babyloniens. Elle fut restaurée 300 ans plus tard par les Asmonéens qui consacrèrent de grands efforts à l’agrandissement du périmètre de la ville et étayèrent son système de défense. Une muraille d’une épaisseur de 4 m, encore visible à la citadelle, date de cette période.
Vers l’an 24 av. J-C, le roi Hérode renforça les fortifications dans ce secteur de la ville et adjoignit trois tours massives à la muraille originelle. Il leur donna les noms respectivement de son frère Phasaël, de son ami Hippicus et de sa femme, Myriam. Ces tours, proches du Palais d’Hérode, en assuraient la défense. L’une des tours a survécu aux outrages du temps et elle est connue de nos jours sous le nom de tour de David (ce nom – Migdal David, en hébreu – est probablement dû à une erreur d’interprétation faite par les pèlerins chrétiens à l’époque byzantine). Elle se dresse sur une hauteur de 20 m et est l’un des exemples les plus révélateurs de la technique de construction de la période du second Temple à Jérusalem.
A l’époque byzantine, la citadelle était tombée en ruine. Reconstruite par les croisés qui y établirent une garnison (les contours de la citadelle visibles de nos jours datent d’ailleurs de cette période), elle fut démolie encore une fois par les Mamelouks en 1239 et resta à l’abandon jusqu’en 1335. A cette date, les Turcs procédèrent à la restauration des murs. Soliman le Magnifique y ajouta un pont, une terrasse et fit construire une mosquée. Un minaret fut élevé sur la tour de David.
Base anglaise jusqu’en 1948, puis base jordanienne jusqu’en 1967, la citadelle n’a plus été, depuis cette dernière date, utilisée à des fins militaires